Le député du parti Union Progressiste Le Renouveau, impliqué dans une affaire de blanchiment de plus de 700 millions de Fcfa, devra encore attendre avant de connaître son sort. Prévu pour ce mardi 4 juin 2024, la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (Criet) a décidé de repousser le délibéré à une date ultérieure. Lors de l’audience de ce mardi, la Chambre correctionnelle de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (Criet) n’a pu prendre une décision en raison de certains points d’ombre qui entourent toujours cette affaire. Il faudra donc attendre le 2 juillet prochain avant que le député ne puisse connaître le sort qui lui est réservé dans cette affaire, laquelle a retenu toute l’attention il y a quelques mois.
Il convient de rappeler que le député de la mouvance présidentielle est poursuivi par le parquet de la Criet pour des faits de blanchiment de capitaux. Selon les faits, tout serait parti de la découverte sur son compte, par les services béninois de lutte contre le blanchiment de capitaux, d’une importante somme de plus de 700 millions de Fcfa, rapporte Libre Express. Une bonne partie de ce montant aurait été conservée sur le compte bancaire de son fils mineur. C’est ainsi qu’il a été décidé de la confiscation de ladite somme. Son compte a été bloqué et il est poursuivi sans mandat de dépôt pour le chef d’accusation mentionné ci-dessus, selon l’Investigateur. Convoqué à la barre et interrogé sur la source de ce pactole, l’homme s’est justifié en confiant à la Cour que les fonds saisis proviennent de ses activités agricoles et des prérogatives issues de ses fonctions de parlementaire. Nestor Noutai a par ailleurs évalué ses salaires de député sous la huitième législature à 150 millions de Fcfa, selon Libre Express.
Après son audition, le ministère public avait demandé que le député soit condamné à trois mois d’emprisonnement ferme ainsi qu’à la confiscation du montant saisi. Suite à cette réquisition du ministère public, les avocats de la défense avaient alors plaidé pour la relaxe pure et simple de leur client, qui n’aurait commis aucune infraction. Rendez-vous donc le 2 juillet prochain pour connaître l’issue de cette affaire.
Boussayo DOKPEMOU
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