À Parakou, le Mouvement de Développement des Zongos et Sympathisants (MDZS) sonne la mobilisation générale pour la continuité du progrès.
À peine le duo Romuald Wadagni – Mariam Chabi Talata Zimé investi, la base militante s’organise déjà pour transformer l’essai. Ce dimanche 5 octobre 2025, à Kpassa-Gambou, en périphérie nord de Parakou, le MDZS a réuni ses membres et responsables venus de plusieurs départements du septentrion pour tracer la voie d’une campagne électorale placée sous le signe de l’action et de la cohésion.

Sous la houlette de l’honorable Issa Saley, député de la première circonscription électorale, et de Razaki Amouda, ancien président de la Cour constitutionnelle, la rencontre s’est déroulée dans une ambiance fraternelle, empreinte de réalisme et d’engagement. Objectif : maintenir la flamme de la mobilisation et assurer une victoire éclatante du duo présidentiel et de la majorité gouvernementale au soir des élections générales de 2026.

Né de la volonté des fils et filles Zongo de mieux participer à la vie publique, le MDZS s’est imposé au fil des ans comme une force de cohésion et d’action politique.
« Ce mouvement, c’est notre initiative à nous, les Zongos, pour soutenir l’Union Progressiste le Renouveau et porter notre voix dans la dynamique du développement national », a expliqué Razaki Amouda, président du mouvement.

Plus qu’une structure de soutien, le MDZS se veut un canal de représentativité.
« Nous ne voulons plus être marginalisés. Le MDZS doit défendre nos objectifs et les préoccupations de nos populations », a-t-il ajouté, insistant sur la discipline et la constance dans l’action.
L’honorable Issa Saley a, de son côté, galvanisé la base avec des mots forts :
« Hier, nous avons investi notre candidat, et aujourd’hui déjà, nous réunissons nos militants. Le travail commence maintenant. Il est souvent dit qu’un candidat du Sud n’a pas de chance de gagner au Nord, mais rassurez-vous, nous ferons tout pour combattre cette idée. Nous, Zongos, sommes partout au Bénin. »
Et d’ajouter avec conviction :
« J’ai un défi personnel dans cette bataille : ramener mes anciens collègues à l’Assemblée nationale en 2026. Talon a serré les ceintures, mais j’ai la certitude que Wadagni les desserrera. »
Le ton est donné : le MDZS entend bien peser dans le rapport de force électoral. Déjà, ses structures départementales sont actives dans le Zou, la Donga, le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et les Collines. Le mouvement ambitionne de renforcer sa présence dans toutes les communes et villages avant la fin de l’année, avec un mot d’ordre clair : occuper le terrain.
« Lorsque nous rentrerons chez nous, ne dormons pas. Faisons-nous voir, entendons-nous, agissons. C’est cela notre force », a exhorté Razaki Amouda.
Les personnalités présentes ont, chacune à leur manière, salué la détermination du mouvement. Pour Souwi Ahmed Affo Tidjani, président du MDZS Donga, « le mouvement des Zongos, ce sont des gens discrets, mais efficaces. Nous sommes là pour soutenir notre candidat Wadagni, un frère et un ami ».
Même engagement du côté du maire de Kandi, Zinatou Alazi Osséni, qui a lancé un appel à la persévérance :
« Il n’est pas question de rebrousser chemin. Allons jusqu’au bout, restons fermes dans la mobilisation pour soutenir le duo Wadagni–Talata, afin d’assurer la continuité du progrès amorcé depuis 2016. »
Pour Antoine Dayori, président départemental du MDZS Atacora, « l’unité est notre meilleure arme. Il faut se préparer pour le combat, pour une victoire écrasante de la mouvance présidentielle ».
Convaincu de la force du collectif, Razaki Amouda a fixé un objectif ambitieux : porter la participation électorale à un niveau record.
« En 2019, nous étions à 18 %. Cette fois-ci, nous visons 81 %. Nous devons montrer que les Zongos savent se mobiliser quand il s’agit du Bénin et de son développement. »
De cette rencontre, une certitude émerge : le MDZS est plus que jamais debout, uni et décidé à jouer sa partition dans la consolidation des acquis du gouvernement Talon et la victoire du duo Wadagni–Talata.
À Parakou, le mot d’ordre est clair : la bataille du terrain vient de commencer.
Par Patrice Ayodélé BIAOU
