CONDITIONS DE VIE CARCÉRALE AU BENIN : Le gouvernement interpellé

Le gouvernement du président Patrice Talon est interpellé ! Suite aux nombreux décès enregistrés dans les maisons d’arrêt au Bénin, plusieurs députés de l’opposition ont demandé des explications au gouvernement sur les causes de ces décès.

Dans un rapport publié, le 1er août, Amnesty International a alerté sur les mauvaises conditions de détention dans les prisons béninoises. Selon le rapport de l’ONG, surpopulation carcérale, déficit de médicaments et de soins, vague de chaleur et décès de prisonniers sont entre autres les mauvaises conditions dans les centres pénitenciers du Bénin.

Afin de comprendre les causes et les éventuelles lacunes dans les conditions de détention, plusieurs députés du parti d’opposition “Les Démocrates” ont soumis une série de questions au gouvernement du président Patrice Talon. Voici l’intégralité des questions adressées au gouvernement :

  1. Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la législation confirme-t-il l’information selon laquelle quarante-six (46) détenus sont morts entre janvier et juillet 2023 dans quatre (04) des prisons de notre pays ?
  2. Quelles justifications le gouvernement donne face à ce taux élevé de cas de décès des détenus au cours de la période de janvier à juillet 2024 ?
  3. De juillet 2023 au 1er août 2024, date de publication dudit rapport par Amnesty International, combien de détenus sont déjà décédés dans les onze (11) prisons que compte le Bénin ?
  4. Selon Amnesty International, des soins seraient refusés à des détenus par le personnel infirmier ou administratif, y compris en cas d’urgence. Pourquoi ? N’ont-ils pas droit ? L’accès aux soins des détenus, serait-il sélectif ?
  5. Existe-t-il un personnel médical adéquat au service des détenus dans chacune des onze (11) maisons d’arrêt du Bénin ?
  6. Quelles sont les dispositions prises par les autorités béninoises pour améliorer les conditions de détention dans les onze (11) prisons du Bénin et se conformer aux normes internationales relatives au traitement des détenus en matière de droits humains ?

Face à ces interrogations, la réponse du gouvernement est attendue avec une grande attention, tant au niveau national qu’international. Les autorités béninoises doivent désormais prouver leur engagement envers les droits humains en apportant des réponses concrètes et en prenant des mesures urgentes pour remédier aux défaillances pointées du doigt.
La gestion de ce dossier sera un test crucial pour l’administration Talon, qui doit démontrer sa capacité à respecter et à protéger la dignité humaine dans un contexte particulièrement délicat.

Bambo Nestor NOANTI (stg)

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