La session d’octobre 2026 de l’examen du Certificat de qualification aux métiers (CQM) a été officiellement lancée lundi 26 octobre au Lycée technique professionnel Coulibaly, à Cotonou. Au total, 40 346 candidats sont en lice dans 139 métiers, répartis sur 1 117 sites de composition et 109 centres d’examen.
Plus de 40 000 candidats sont désormais engagés dans une étape déterminante de leur parcours professionnel. La session d’octobre 2026 du Certificat de qualification aux métiers (CQM) a été officiellement lancée lundi 26 octobre au Lycée technique professionnel Coulibaly, à Cotonou, sous la présidence de Awaou Baco, ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi, chargée de la Formation professionnelle.

Cette nouvelle session traduit l’importance accordée à la reconnaissance des compétences acquises dans l’apprentissage des métiers. Avec 40 346 candidats inscrits dans 139 métiers, l’examen mobilise un dispositif de grande ampleur, comprenant 1 117 sites de composition et 109 centres d’examen à travers le pays.
La cérémonie de lancement a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement et de responsables administratifs, notamment Sèdami Mèdégan Fagla, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, chargée de l’Enseignement technique, Adéyèmi Clément Kouchadé, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Nicaise Fagnon, ministre-conseiller chargé des Petites et moyennes entreprises, ainsi que Gilbert Déou, préfet du Littoral.

Au-delà du nombre de candidats, cette session se distingue également par son caractère inclusif. Parmi les postulants figurent 192 personnes en situation de handicap et 107 candidats issus des établissements pénitentiaires. Leur participation témoigne de la volonté d’élargir les possibilités d’accès à la certification professionnelle, indépendamment des difficultés personnelles ou sociales.
Autre particularité de cette édition, la présence d’un maire qui est également artisan et qui compose dans le métier de la boucherie. Un exemple qui rappelle que la maîtrise d’un métier et la volonté de faire reconnaître ses compétences ne sont pas liées à une seule catégorie sociale ou professionnelle.
Pour le président de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin (CMA-Bénin), Soufiyanou Imorou, cette septième session organisée depuis la réforme du dispositif s’inscrit dans une dynamique d’amélioration continue. Il a insisté sur la nécessité de garantir la crédibilité de la certification et de veiller à ce que les compétences reconnues correspondent effectivement aux aptitudes des candidats. « Chaque certificat délivré doit correspondre à une compétence effectivement maîtrisée », a-t-il souligné.
Cette exigence place la qualité de l’évaluation au cœur du processus. La certification ne saurait se limiter à la délivrance d’un document : elle doit attester de la capacité réelle de son titulaire à exercer le métier appris, dans le respect des règles professionnelles et des exigences du marché.
Dans cette perspective, Awaou Baco a rappelé l’importance du CQM pour l’insertion professionnelle, l’auto-emploi et la promotion de l’entrepreneuriat. L’examen doit permettre de valoriser les compétences des artisans, tout en garantissant une évaluation objective, transparente et intègre.
Pour les milliers de candidats engagés dans cette session, l’enjeu dépasse donc la réussite à un examen. Il s’agit d’obtenir une reconnaissance officielle de leur savoir-faire, susceptible de renforcer leur crédibilité auprès des clients, des partenaires et des employeurs, et de leur ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.
À travers cette session d’octobre 2026, les autorités et les acteurs de l’artisanat entendent ainsi consolider la place de la qualification professionnelle dans le développement économique du Bénin. Reste à faire de chaque certificat délivré le reflet fidèle d’un savoir-faire réellement acquis et maîtrisé.
