Le sésame, surnommé « l’or blanc des champs », est une culture aux multiples atouts pour les agriculteurs béninois. Grâce à sa forte demande sur les marchés étrangers et à ses coûts de production modérée, il représente une opportunité de revenus intéressante. Avec des techniques adaptées, les producteurs peuvent optimiser leurs rendements et tirer profit de cette filière prometteuse.
Le sésame béninois est très prisé pour sa qualité, notamment sur les marchés étrangers, comme le Nigeria et bien au-delà. Avec des pratiques adaptées, les producteurs de sésame peuvent maximiser leurs rendements et bénéficier de prix compétitifs. En plus d’être une culture commerciale, le sésame peut être cultivé en association avec d’autres cultures comme le mil, l’arachide ou le sorgho, permettant ainsi une optimisation des surfaces agricoles. Avec des coûts de production modérés, notamment, si un agriculteur utilise une main-d’œuvre familiale, il peut atteindre une marge brute significative, allant de 50 000 à 65 000 F CFA par hectare, et davantage s’il stocke et vent durant les périodes où les prix sont les plus élevés.
Pour réussir dans la culture du sésame, il est essentiel de bien préparer son champ, en choisissant des sols sableux ou sablo-limoneux bien drainés, situés dans des bas-fonds ou dans des plaines. Une préparation correcte du sol est cruciale pour un semis réussi. Utilisez des variétés performantes comme le sésame blanc ( « boul » ) ou bicolore (« Mai Boris »), et mélangez les semences avec du sable pour un semis uniforme est l’une des techniques innovantes de productions du sésame. L’entretien de la culture, comprenant le sarclage et le démariage, doit être rigoureux. Lors de la récolte, respectez les étapes de séchage, battage et vannage pour garantir une qualité optimale. Un bon stockage permet également de conserver les récoltes et d’attendre des périodes de vente où les prix sont plus intéressants, maximisant ainsi vos profits.
Cependant, des défis subsistent, comme la sécheresse, qui peut être atténuée en semant à temps et en choisissant des variétés adaptées, ou les fluctuations des prix de vente, que vous pouvez surmonter en vendant lors des périodes de prix élevés (avril-juin) tout en conservant correctement les récoltes. L’accès au crédit est également une question clé : planifiez les besoins financiers avec soin pour éviter les dettes inutiles et maximiser vos revenus.
Le sésame peut devenir une source de revenus stable et durable pour les familles. En adoptant les bonnes pratiques, en travaillant ensemble pour accéder aux marchés et en valorisant cette culture, les producteurs contribuent non seulement à améliorer les conditions de vie, mais aussi à renforcer l’économie agricole du pays.
Cyrille DOKPEMOU
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