DSSR au BÉNIN : JVS ouvre le débat sur la santé sexuelle et reproductives.

L’Association Jeunes Volontaires pour la Santé (JVS) a organisé, le mardi 2 décembre 2025 à Artisty Afrika, un talk show pour clôturer son vernissage et présenter de manière claire les nouvelles dispositions de la loi à la santé sexuelle et reproductive. Cette première édition de l’émission Doxami, intitulée « Libérons la parole pour mieux comprendre », a pour ambition de créer un cadre d’échanges capable de lever les tabous et d’améliorer la compréhension des jeunes sur ces questions essentielles.

Dès l’ouverture, Marilyne Sourou, responsable des programmes à JVS, a dressé un état des lieux alarmant. Elle a rappelé que plus de 200 femmes perdent la vie chaque année à la suite d’avortements non sécurisés, soit l’équivalent d’un décès tous les deux jours. Ainsi, selon elle, ces drames sont principalement liés au manque d’informations fiables et accessibles, ce qui justifie pleinement la nécessité d’initiatives comme Doxami.

Dans la continuité des échanges, la directrice départementale de la santé du Littoral, Josiane Aze, a détaillé les motivations et les objectifs de la loi 2003-04. Pour elle : « cette loi vise à protéger davantage les femmes et les jeunes filles en clarifiant les conditions d’accès à l’interruption volontaire de grossesse : cas de viol, danger pour la santé de la femme, grossesse non viable ou risque grave de malformations du fœtus ». Elle souligne également qu’elle prévoit un renforcement de la planification familiale ainsi qu’un meilleur accès à l’information en matière de santé sexuelle et reproductive.

Par ailleurs, l’accent a été mis sur la notion de détresse éducative, professionnelle ou matérielle, qui peut justifier la demande d’interruption de grossesse. Les intervenants ont précisé que ce service doit être assuré uniquement par des professionnels qualifiés tels que sages-femmes, infirmiers, médecins ou pédiatres. Pour Miguèle Houeto, juriste, « cette loi offre des meilleurs conditions d’accès aux services en matière de SSR ». Le délai légal est fixé à douze semaines, sauf en cas de danger vital pour la femme.

En outre, la militante féministe Teslanik Houndegnon estime que pour rendre cette loi réellement opérationnelle, plusieurs actions prioritaires doivent être engagées : renforcer la collaboration avec les médias, harmoniser le langage utilisé pour informer les populations, coordonner davantage les ONG, former les agents et rendre disponible une grille tarifaire claire. L’ensemble de ces mesures vise à assurer une application cohérente de la loi et un accès plus équitable aux services de santé sexuelle et reproductive. La directrice départementale de la santé du Littoral a d’ailleurs affirmé : « la loi n’est pas tout mais elle est nécessaire ».

Pour finir, ce talk show a marqué la clôture du vernissage, lequel présentait une exposition de portraits illustrant la différence entre un avortement sécurisé et les risques liés à un avortement non sécurisé.

Souvenir ZANNOU

One thought on “DSSR au BÉNIN : JVS ouvre le débat sur la santé sexuelle et reproductives.”

  1. Great article highlighting such an important initiative for women’s health and reproductive rights in Benin. It’s crucial to have these discussions openly. This makes me wonder about practical health preparations for women, especially when traveling. I recently read a very detailed guide on women’s health and safety while abroad that covers many of these topics from a practical, medical perspective. Sorry for dropping a link here, but it might be helpful for readers to get a fuller picture of the health challenges and preparations discussed. The guide is quite comprehensive: https://pillintrip.com/de/article/womens-health-travel-guide-stay-safe-confident-worldwide. My question is: How can initiatives like JVS better incorporate practical travel health advice, especially for women who might be moving between regions for education or work, to ensure the information on reproductive health is truly accessible no matter where they are?

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