La récente interdiction de circulation des motos et tricycles sur plusieurs grands axes d’Abidjan soulève de nombreuses questions parmi les jeunes. Entre perte d’emplois, fragilisation des petits commerçants et absence de concertation, la mesure est largement contestée, notamment par Jean-François Kouassi, candidat à Cocody.
Pourquoi interdire soudainement la circulation des motos et tricycles sur les grands axes d’Abidjan, sans dialogue, sans alternatives et sans accompagnement ?
Nous nous interrogeons, parce que derrière chaque moto se trouve un jeune qui travaille.
Derrière chaque tricycle, une femme qui transporte ses marchandises pour faire vivre sa famille.
Derrière chaque livraison, une petite entreprise qui tente de tenir debout dans un contexte économique déjà fragile.
Cette décision, prise sans concertation, menace des milliers d’emplois informels. Elle fragilise les petits commerçants, ralentit les services de proximité et pénalise tous ceux qui n’ont ni voiture ni camion pour se déplacer ou travailler.
Nous ne contestons pas le besoin d’ordre ni de sécurité. Mais nous questionnons le manque d’équité.
Pourquoi sanctionner sans proposer ?
Pourquoi exclure sans écouter ?
Pourquoi ne pas encadrer, former, immatriculer, accompagner ?
Les jeunes que nous sommes croient en une ville inclusive, où les politiques publiques protègent sans marginaliser.
Nous croyons en une gouvernance qui dialogue, qui anticipe et qui prend en compte les réalités du terrain.
Et vous, que pensez-vous de cette interdiction ?
Ne faut-il pas repenser nos modes de régulation pour qu’ils n’étouffent pas les efforts d’auto-emploi ?
Pour les jeunes qui se demandent encore pourquoi la jeunesse doit siéger à la table des décisions, en voici une illustration éclatante.
Jean François Kouassi, prochain député de la nation et candidat à Cocody, n’est pas d’accord.
La jeunesse non plus n’est pas d’accord.

Souvenir ZANNOU
