Le processus électoral en vue des scrutins législatifs et communaux de 2026 est officiellement enclenché. La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) a ouvert le bal avec le lancement de la phase de dépôt des dossiers de candidature. Une étape administrative qui, pour certains acteurs politiques, peut sembler purement technique, mais qui, pour d’autres, comme la conseillère municipale Adiza AROUNA, constitue un moment décisif dans la conquête de l’espace politique, notamment pour les femmes.
Dans un message public largement relayé sur les réseaux sociaux et les groupes de discussion, l’élue de proximité n’a pas mâché ses mots : l’heure est à l’anticipation. « C’est maintenant qu’on se prépare pour 26-26 ! Pas demain, pas à la dernière minute », a-t-elle martelé, insistant sur l’urgence pour les femmes engagées dans le processus politique de se mettre en ordre de bataille.
Car, selon elle, trop de candidatures féminines échouent non pas par manque de compétences, encore moins par absence de leadership, mais à cause de démarches administratives mal engagées ou tardives. « Trop souvent, des femmes compétentes et légitimes sont écartées non pas par manque de courage ou de vision, mais à cause de dossiers incomplets, de blocages évitables », regrette-t-elle.
Pour Adiza AROUNA, la clé réside dans la rigueur et la préparation. Elle exhorte les femmes à réunir dès maintenant les pièces indispensables : quitus fiscal des trois dernières années (2022, 2023, 2024), certificat de nationalité, casier judiciaire à jour, acte de naissance et certificat de résidence. Ces documents, souvent perçus comme de simples formalités, peuvent se révéler de véritables obstacles pour celles qui attendent la dernière ligne droite.
Plus qu’un simple appel à la vigilance, le message de la conseillère municipale sonne comme une mobilisation générale. Elle invite les femmes non seulement à se préparer individuellement, mais aussi à soutenir les autres potentielles candidates autour d’elles. « Appuie tes sœurs candidates », écrit-elle, prônant la solidarité féminine comme levier de conquête politique.
Dans un contexte où la représentativité des femmes reste encore un chantier en cours au Bénin, la prise de parole de figures locales comme Adiza AROUNA participe à nourrir l’espoir d’une participation plus inclusive et dynamique en 2026. Pour elle, aucun doute : les femmes sont prêtes. Encore faut-il qu’elles ne se laissent pas surprendre par les délais.
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