Du 31 juillet au 1er août 2025, le Hall des arts, loisirs et sports (HALS) de Cotonou a vibré au rythme de la 3ᵉ édition de la NSIA Banque Coupe de l’Indépendance. Mais au-delà des scores, des trophées et de la ferveur des gradins, cet événement sportif majeur aura été, une fois de plus, le miroir éclatant du renouveau du handball béninois, impulsé par un homme : Sidikou Karimou, président de la Fédération béninoise de handball.
Sous sa houlette, la discipline a quitté les marges pour occuper le centre du jeu sportif national. En trois éditions seulement, cette coupe initiée autour de la fête nationale est devenue bien plus qu’un tournoi. C’est un symbole d’unité, un laboratoire de talents et une vitrine de l’excellence sportive communale, réunissant des équipes venues de tous les coins du pays, dans une ambiance fraternelle et compétitive.
Cette année, Parakou a créé la sensation chez les hommes en détrônant le champion sortant Djougou au terme d’une finale haletante (26-22). Une première étoile arrachée à la sueur, reflet de la montée en puissance d’un club qui incarne le travail de fond entrepris dans le septentrion. Chez les dames, Lokossa a réaffirmé sa suprématie, remportant son deuxième titre en trois éditions en dominant une formation combative de Parakou (36-31). Une constance dans la performance qui témoigne aussi de l’émergence d’une culture du handball féminin sous l’ère Karimou.
Mais ce qui impressionne le plus, c’est la structuration du tournoi lui-même. Encadrement technique renforcé, logistique améliorée, visibilité médiatique accrue, couverture institutionnelle : tout a été pensé pour faire du handball un produit fédérateur et durable, à l’image des grands événements sportifs internationaux.
C’est là que l’on mesure toute l’empreinte du président Sidikou Karimou. Depuis son élection à la tête de la Fédération, l’ancien technicien devenu dirigeant a multiplié les initiatives novatrices : professionnalisation de la gestion fédérale, renforcement des championnats nationaux, développement des catégories jeunes, partenariats stratégiques avec le secteur privé, et surtout, décentralisation effective des compétitions. Le handball n’est plus confiné à Cotonou ou Porto-Novo : il bat désormais son plein à Lokossa, Natitingou, Djougou, Bohicon, et Parakou.
La petite finale féminine, remportée par Natitingou, et le podium masculin complété par Lokossa illustrent cette vitalité régionale. À travers cette dynamique, Sidikou Karimou incarne une vision du sport comme levier d’unité nationale, d’inclusion territoriale et d’émancipation de la jeunesse. Un sport qui ne se contente plus de divertir, mais qui structure, fédère, inspire.
À l’heure où plusieurs fédérations peinent à se moderniser ou à redonner confiance aux acteurs de terrain, celle du handball béninois s’impose comme un modèle de gouvernance sportive efficace, ancrée et tournée vers l’avenir.
Comme l’a déclaré le président Karimou en clôturant la compétition : « Cette Coupe symbolise l’unité et la fraternité à travers le sport. Elle révèle des talents, promeut les communes, et incarne l’avenir du handball béninois. » Une phrase qui résume à elle seule le pari réussi d’un homme pour qui faire progresser le handball, c’est faire progresser le Bénin tout entier.
Rendez-vous est déjà pris pour 2026. Et au vu du chemin parcouru, l’histoire du handball béninois sous Sidikou Karimou ne fait que commencer.
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