Le riz est l’une des principales cultures vivrières en Afrique, jouant un rôle crucial dans la sécurité alimentaire. Pour répondre à la demande croissante, la production de riz blanc, l’une des chaînes de valeur très rentables de la filière, connaît un essor grâce aux systèmes modernes et traditionnels au Bénin.
Depuis l’avènement du gouvernement de la rupture au Bénin, plusieurs investissements ont été déployés en faveur de la production de riz blanc. Sa production est en constante augmentation pour répondre à la demande croissante. Bien que le blanchiment ne soit pas aussi simple qu’il paraît, il reste rentable pour les producteurs. Selon l’Observatoire du commerce, de l’industrie et des services (OCIS), « la production du riz blanc au Bénin est une activité rentable ». Dans son analyse des opportunités de la filière riz au Bénin en octobre 2024, l’observatoire précise : « Pour une transformation de 3 tonnes de riz paddy correspondant à un produit fini de 1,95 tonne de riz étuvé, le revenu net s’élève à 2 340 000 FCFA, à raison de 1 200 FCFA/kg ». Selon la source, avec un ratio de 0,80, en investissant 100 F CFA dans l’activité de production de riz étuvé, on peut gagner 80 FCFA. Parallèlement, plusieurs études ont montré que la transformation du paddy en riz étuvé est économiquement rentable.
Il est également important de noter que la rentabilité du riz blanchi est davantage liée aux systèmes modernes qu’aux systèmes traditionnels. Du point de vue du profit, l’OCIS estime que le système moderne est économiquement plus rentable que le système traditionnel. « Le système moderne permet d’obtenir un meilleur rendement au décorticage comparativement au système traditionnel, et le riz étuvé avec le système moderne est vendu plus cher que celui produit avec le système traditionnel », précise l’OCIS. Vu la qualité du riz obtenue à travers le système moderne, les consommateurs en raffolent, rendant ce système favorable à la rentabilité économique du riz blanchi.
En fait, le riz blanc, ou riz blanchi, est le nom donné au riz complet après qu’il ait subi l’opération de blanchiment. Celle-ci consiste à retirer le péricarpe et les téguments qui enveloppent la graine dans le caryopse, ainsi que le germe (embryon). Il ne reste donc du grain de riz que l’albumen, essentiellement composé d’amidon. Les résidus issus de l’opération de blanchiment constituent le son. Ensuite, le riz est poli (opération de polissage) pour lui donner une apparence blanche et brillante, engendrant ainsi un bon nombre de recettes, familiales ou autres.
Bambo Nestor NOANTI.
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