« Le talent ne suffit pas. Il faut le travail, la formation et la pratique pour transformer une passion en métier. » À Parakou, cette conviction prend une nouvelle dimension avec le Centre de formation et d’initiation aux métiers de l’audiovisuel (Cefima) de la Radio Fraternité FM. Pour sa 7e promotion, dont la rentrée est annoncée pour le 5 octobre prochain, le centre veut aller encore plus loin : rendre la formation accessible à ceux qui travaillent déjà en journée et ouvrir une nouvelle voie à ceux qui souhaitent faire du journalisme et de l’animation dans les langues nationales.

Derrière les micros, les caméras et les consoles, une nouvelle génération de professionnels des médias se prépare. Au Cefima, la passion de la radio, de la télévision, de l’image, du son, du numérique ou de la communication doit désormais pouvoir se transformer en véritable compétence professionnelle. Invité sur le plateau de Radio Fraternité FM, le directeur du centre, Raoul Steeve Gounoukon, a présenté les grandes lignes de cette 7e promotion, qui s’annonce avec plusieurs nouveautés.
La première innovation entend répondre à une difficulté bien concrète : le temps. À partir de cette promotion, le Cefima introduit les cours du soir. Une formule pensée pour les personnes qui sont occupées durant la journée mais qui souhaitent malgré tout se former aux métiers des médias. L’objectif est simple : ne plus faire de la disponibilité en journée un obstacle à l’apprentissage.

La deuxième nouveauté ouvre un autre chantier : celui des langues nationales. Le Cefima lance une formation au journalisme et à l’animation en Fon, Baatonou, Nagot et Dendi. Une initiative qui part d’un constat : au Bénin, une importante partie de la population s’informe, échange et consomme les contenus médiatiques dans les langues qu’elle maîtrise le mieux.
Pour Raoul Steeve Gounoukon, cette réalité constitue une opportunité pour les médias. « Devenir journaliste en langue nationale, c’est bien possible au Cefima », défend-il. La formation vise notamment à permettre aux personnes qui maîtrisent ces langues de transformer cette compétence linguistique en véritable outil professionnel au service de l’information et de la communication.
Mais au Cefima, la promesse ne se résume pas à l’obtention d’un diplôme. « S’inscrire au Cefima, ce n’est pas seulement suivre des cours, mais c’est apprendre à exercer un métier », insiste le directeur. La pédagogie revendiquée par le centre repose sur une articulation entre connaissances théoriques et immersion pratique. Les apprenants sont appelés à manipuler les outils, réaliser des productions et se confronter progressivement aux exigences du terrain.
Journalisme, animation radio, réalisation audiovisuelle, pilotage de drone, technique radio, infographie : l’offre couvre plusieurs métiers de l’univers médiatique. À cette palette s’ajoutent désormais le journalisme et l’animation en langues nationales.
Pour les futurs journalistes, le programme touche notamment aux fondamentaux du métier, à la recherche et à la collecte de l’information, à l’interview et à la rédaction. Une manière de rappeler qu’avant de prendre un micro ou de se retrouver devant une caméra, le professionnel des médias doit d’abord apprendre à chercher, vérifier, traiter et restituer l’information.
Et ceux qui sont passés par le Cefima parlent aujourd’hui de leur expérience avec le recul du terrain.
Pierrette Apovo est de la première promotion. Douze mois de formation lui ont permis, dit-elle, de franchir le pas entre la théorie et la réalité professionnelle. Elle évoque une formation composée de 30 % de théorie contre 70 % de pratique. Aujourd’hui rédactrice en chef dans un média communautaire, elle affirme avoir pu mettre à profit les compétences acquises au centre.
Son expérience l’a également poussée à recommander le Cefima à son entourage. Certains de ses proches, assure-t-elle, ont à leur tour intégré le centre et évoluent désormais dans les métiers de l’audiovisuel.
Même son de cloche chez Fongelos Olou, ancien étudiant de la 3e promotion, devenu réalisateur audiovisuel et aujourd’hui installé à son propre compte. Pour lui, la qualité des enseignements tient notamment au profil des formateurs, qui sont eux-mêmes des professionnels du secteur.
Mais il met surtout en avant ce qui se passe après la formation. Selon son témoignage, le Cefima maintient un suivi des anciens apprenants. Même lorsqu’un diplômé travaille à son propre compte, des responsables du centre peuvent se rendre sur son lieu de travail pour s’enquérir de son évolution. Un accompagnement qu’il présente comme l’une des particularités du centre.
Autre argument avancé : la souplesse des modalités de paiement, destinée à permettre à différents profils d’accéder à la formation.
Pour cette 7e promotion, les inscriptions sont déjà ouvertes. Elles se poursuivent du matin jusqu’à 19 heures au Cefima, installé dans les locaux de Radio Fraternité FM, à Camp Adagbè, face à l’ancien Coteb, à Parakou.
Les conditions d’accès sont également précisées. Pour les formations générales du centre, le BEPC constitue le niveau minimum requis. Pour la filière journalisme, le niveau demandé est celui du baccalauréat.
Avec les cours du soir et l’ouverture du journalisme aux langues nationales, le Cefima veut ainsi élargir son public sans renoncer à son credo : former des professionnels capables de faire face aux réalités d’un secteur médiatique en constante évolution.
La rentrée du 5 octobre ne sera donc pas seulement celle d’une nouvelle promotion. Elle pourrait aussi marquer une nouvelle étape pour ceux qui, après avoir longtemps regardé les métiers de la radio, de la télévision et de l’audiovisuel depuis l’extérieur, cherchent désormais à franchir le pas et à transformer leur passion en profession.
La Rédaction

The graphics are stunning and the gameplay is just buttery smooth. It is a great place to unwind after a long day of work. Give bb444login a try.