Dans la commune de Malanville, agriculteurs et éleveurs de l’arrondissement de Guéné ont procédé à la validation du diagnostic communautaire sur les conflits agro-pastoraux. C’était à la salle de réunion de la maison des jeunes de Malanville. L’initiative est portée par la mairie de Malanville en collaboration avec l’Association Coexister grâce à l’appui technique et financier du Programme Mécanisme de Stabilité des États Côtiers (MSEC) de l’OIM au Bénin. Elle vise à désamorcer les tensions récurrentes et à doter la localité d’un plan d’action axé sur la prévention des conflits. « Cet atelier vient à point nommé quant au partage d’expériences. C’est un véritable moment d’échange, porteur de solutions en faveur de la paix et la cohésion sociale. » a déclaré Orou Séko Bio DJIMBÉ, représentant du préfet de l’Alibori à l’ouverture officielle de l’atelier. Le représentant du MSEC, Horacio ZANVO a quant à lui invité les acteurs à considérer le diagnostic présenté non comme la conclusion d’un projet, mais comme une contribution supplémentaire aux efforts collectifs de renforcement de la cohésion sociale.
En effet, dans cette zone frontalière du Niger et du Nigeria, les accrochages autour des champs, des couloirs de passage et des points d’eau sont de plus en plus récurrents. Pour y mettre fin, un diagnostic communautaire a été réalisé grâce à l’appui technique et financier de l’OIM-MSEC et de l’Association Coexister. Au cours de l’atelier de deux jours débuté le jeudi 13 août 2026, les participants ont examiné et validé le diagnostic communautaire sur les conflits agro-pastoraux. D’après les organisateurs, cette démarche vise à adopter un plan d’action pour le futur, arrimé sur les mécanismes de prévention des conflits.
« Valider ce diagnostic, c’est donner à la communauté les clés pour gérer elle-même ses conflits. » Dixit Abdoukarimou BOURAIMA , directeur exécutif de l’Association Coexister…
Organisateurs et participants se réjouissent des résultats atteints à cette étape du processus. « On a enfin pu dire ce qui bloque : les couloirs de passage, l’accès à l’eau… Nos bêtes sont massivement tués en représailles ». A déclaré un participant éleveur. « Valider ce diagnostic, c’est donner à la communauté les clés pour gérer elle-même ses conflits. Ce diagnostic reflète nos réalités. Maintenant il faut passer à l’action. » Conclut Abdoukarimou BOURAIMA , directeur exécutif de l’Association Coexister.
Aziz Orou Kpandé
