Au Bénin, il est désormais interdit, jusqu’à nouvel ordre, la sortie illicite du maïs du territoire national. Ainsi en a décidé le gouvernement en conseil des ministres le mercredi 08 mai 2024. Cette décision, selon les autorités, vise à faire face à la rareté du produit sur le marché intérieur. La hausse drastique du prix du maïs a permis de découvrir une filière illicite d’exportation du maïs vers des pays voisins.
Le président de la Fédération Nationale des acheteurs des produits agricoles et tropicaux du Bénin (Fenapat Bénin) salue cette décision de l’exécutif. El Hadj Idrissou Boukari, puisque c’est de lui qu’il s’agit, trouve que c’est une mesure salvatrice qui contribuera sans doute à atténuer la crise actuelle liée à la flambée et à la rareté du produit.
En revanche, le président de la Fenapat Bénin déplore le retard observé dans la prise de cette mesure par le gouvernement. « C’est une mesure salutaire, si le gouvernement a pris cette décision, on ne peut que lui dire merci », a laissé entendre Ibrahim Boukari au micro de Fraternité Fm. « C’est une décision salutaire mais elle est venue un peu tardivement », a-t-il regretté par la suite. Car selon lui, les producteurs ont déjà réussi à brader tous les produits, ce qui enseigne qu’ils ont des difficultés à en trouver même pour la consommation. Ce qui a d’ailleurs créé non seulement la cherté du maïs mais également sa rareté sur le marché, entraînant ainsi des grincements de dents parmi les populations.
En prenant donc cette mesure d’interdiction d’exportation de maïs, Ibrahim Boukari voit en cet acte de l’exécutif l’écoute de la population à la base. C’est pourquoi, il salue la clairvoyance du chef de l’État, Son Excellence le président Patrice Talon, qui se montre toujours soucieux du bien-être de sa population.
Ibrahim Boukari invite par ailleurs tous les acteurs ainsi que les populations, chacun en ce qui le concerne, à jouer leur rôle afin d’accompagner cette mesure du gouvernement qui vise le bien-être de tous. « C’est un problème qui nous concerne tous, ce n’est pas une affaire du gouvernement seul. C’est à nous de dénoncer et d’empêcher la sortie de nos produits afin que nos populations puissent au moins trouver de quoi se nourrir », a-t-il conclu.
Anselme ORICHA
