À l’approche des examens de fin d’année, les candidats du quartier Damabou, situé dans le deuxième arrondissement de Parakou, lancent un appel pressant à la mairie en raison de la dégradation très avancée du pont qui relie leur zone aux autres quartiers.
Rencontrés par l’équipe de rédaction du journal Éveil Info, plusieurs apprenants, notamment des candidats aux différents examens nationaux, ont sollicité l’intervention urgente du maire Zul-Kifly Zakarie afin de trouver une solution durable à cette situation.
Selon eux, le pont en question constitue aujourd’hui un véritable obstacle à leurs déplacements. À l’approche de la saison pluvieuse, période qui coïncide avec le début des examens, la traversée devient particulièrement difficile et parfois risquée. Les élèves affirment être contraints de recourir à l’aide de proches ou d’amis pour rejoindre leurs centres d’examen, une situation qui impacte négativement leur ponctualité et leurs performances scolaires.
Parmi les voix qui se sont élevées, celle de Djagoun Luc, élève au Collège d’Enseignement Général (CEG) de Banikanni et candidat au baccalauréat session de juin 2026, traduit l’urgence de la situation. Il affirme que les conditions actuelles de traversée exposent les apprenants à des risques quotidiens.
« Nous sommes épuisés de risquer notre vie pour l’éducation. Nous sommes obligés de loger chez des amis de l’autre côté. Nos résultats en pâtissent. J’implore la générosité du Maire Zul-Kifly Zakarie de nous venir en aide. Nous ne pouvons plus », a-t-il confié.
Même inquiétude chez Dangbé Inès, également élève au CEG Banikanni. Elle estime que l’ouvrage ne garantit plus la sécurité minimale requise. À chaque traversée, dit-elle, les élèves mettent leur vie en danger. Elle appelle l’équipe municipale à intervenir rapidement afin d’améliorer les conditions de déplacement des apprenants.
Du côté des parents, Ekpo Mathieu a également exprimé la préoccupation générale de la population. Tout en saluant les efforts déjà engagés par la municipalité dans d’autres quartiers de la ville, il a exhorté les autorités à accorder une attention particulière à Damabou. Selon lui, ce pont figure parmi les infrastructures encore en état de dégradation avancée à Parakou et devrait être érigé en priorité, surtout à la veille des examens et de la saison pluvieuse.
Face à cette situation, candidats et parents d’élèves demandent à l’autorité municipale, à défaut de la construction d’un nouvel ouvrage, d’engager au moins des travaux de réhabilitation du pont afin de sécuriser les déplacements et de garantir de meilleures conditions d’accès aux établissements et centres d’examen.
Ils espèrent une réaction rapide des autorités locales, convaincus que cette infrastructure joue un rôle essentiel dans la mobilité, la sécurité et la réussite scolaire des jeunes du quartier Damabou.
Patrice BIAOU
