Depuis ce mercredi 2 juillet 2025, la ville de Parakou accueille un important atelier de formation et de concertation porté par l’ONG Pro-Médiation, en partenariat avec le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Réunissant des acteurs clés des départements de l’Alibori et du Borgou, cette rencontre vise à renforcer la résilience communautaire face aux risques d’instabilité et à l’extrémisme violent.
Pendant trois jours, autorités administratives, cadres du ministère, leaders religieux, représentants de la société civile et médiateurs reconnus à l’échelle africaine travaillent autour d’un objectif commun : poser les bases d’une réponse locale durable aux défis sécuritaires dans la partie septentrionale du Bénin.
Dans son mot d’ouverture, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a salué cette initiative qui cadre parfaitement avec la vision gouvernementale en matière de paix et de cohésion sociale. « Le présent atelier revêt une importance capitale eu égard aux défis liés à l’extrémisme et aux conflits violents auxquels sont confrontées nos communes, surtout celles frontalières », a-t-il déclaré, insistant sur l’utilité d’un dialogue renforcé entre communautés et autorités locales.
Même son de cloche du côté du préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah, qui a exprimé l’espoir de voir émerger des « solutions concrètes et un langage commun propice à la prévention des conflits intra ou intercommunautaires ».
Au nom du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Adamou Aba Bagnan, Secrétaire général adjoint, a mis en lumière le contexte sensible dans lequel se tient cet atelier. Il a rappelé que les récentes attaques terroristes dans la zone du point triple n’ont fait que renforcer la détermination des autorités béninoises. Il s’est félicité de l’appui stratégique de l’ONG Pro-Médiation, dont il a salué le travail rigoureux sur le terrain africain en matière de consolidation de la paix.
Éric Blanchot, directeur exécutif de Pro-Médiation, a quant à lui rappelé l’engagement de sa structure à soutenir les initiatives locales. « Nous croyons en la force des territoires et des communautés locales pour faire face aux tensions et construire la paix. Ce type de rencontre permet d’outiller les acteurs locaux à devenir les premiers médiateurs de leur propre stabilité », a-t-il souligné.
Axé sur la formation, le partage d’expériences et la co-construction de mécanismes de prévention, l’atelier de Parakou s’inscrit dans une dynamique d’approche participative où chaque voix compte. À l’issue des travaux, des recommandations concrètes devraient être formulées pour guider les futures actions de terrain, à la fois en matière de sécurité, de dialogue et de développement local.
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