Le secteur funéraire béninois est désormais régi par de nouvelles règles. Le conseil des ministres de ce mercredi 19 juin a défini des règles nouvelles qui compléteront celles de 1995, devenues obsolètes.
En effet, cette nouvelle décision du gouvernement vise à actualiser le secteur mortuaire tout en tenant compte des nouvelles réalités et des exigences actuelles. Ce secteur était régi depuis lors par l’arrêté interministériel du 23 février 1995 portant réglementation des activités de pompes funèbres par les entreprises privées. Cet arrêté ne prenait en compte que la gestion des entreprises privées de pompes funèbres, omettant la gestion des cimetières. C’est à cette lacune que la nouvelle règle répond, en se basant sur les situations conflictuelles récentes enregistrées, dues notamment à l’aménagement des cimetières. L’autre aspect manquant dans l’ancien arrêté interministériel concerne le respect de l’intégrité physique et de la mémoire des défunts. À cela s’ajoutent les manquements en matière de protection environnementale, qui représentaient une grande insuffisance de l’arrêté.
Au-delà de ces insuffisances, il faut signaler que les réalités actuelles nécessitent des réglementations mieux organisées tenant compte des exigences hygiéniques, sanitaires, environnementales et d’assainissement en vigueur au Bénin. À cet effet, le nouveau décret met en place des innovations liées à la catégorisation des activités, la fixation des normes techniques, sanitaires et environnementales applicables à la création et à la gestion des pompes funèbres, des funérariums, des crématoriums et des cimetières. Il instaure aussi des qualifications requises pour toute personne exerçant dans ce domaine et des sanctions en cas de contravention.
Les ministres concernés sont donc appelés à veiller à la mise en application des nouvelles mesures établies.
Germain ALOZE (Stg)
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