ROUTES GOUMORI-BANIKOARA ET GOMPAROU-FOUNOU­GO : L’He Bio Sarako Tamou met le Gouvernement face à l’urgence

L’état de dégradation de deux axes routiers stratégiques du département de l’Alibori revient au cœur du débat public. À travers une question écrite adressée au Gouvernement le 31 août 2026 depuis Porto-Novo, le député Dr Bio Sarako Tamou interpelle l’Exécutif sur l’impraticabilité de la Route nationale n°8, notamment sur la portion Goumori-Banikoara, ainsi que de la RNIE 17 bis sur l’axe Gomparou-Founougo.

Au centre de la démarche parlementaire, le retard constaté dans le démarrage de travaux pourtant annoncés et, pour certains, déjà encadrés par des dispositions administratives et financières. Concernant le lot 4 de la RN8, le député demande au Gouvernement d’expliquer pourquoi les travaux du tronçon concernant Banikoara n’ont toujours pas démarré alors que, selon lui, le financement est disponible, le marché a été attribué à l’entreprise SOROUBAT et la mission de contrôle recrutée.

Pour l’élu, cette situation pose la question de l’effectivité des décisions prises pour améliorer la circulation sur cet axe particulièrement important pour les populations et les activités économiques de la zone. Il souhaite ainsi connaître les dispositions concrètes envisagées par le Gouvernement pour permettre le démarrage effectif des travaux et garantir leur achèvement dans les meilleurs délais.

La situation de la RNIE 17 bis, entre Gomparou et Founougo, constitue l’autre point majeur de l’interpellation. Le député relève notamment la dégradation d’un pont situé jusqu’au PK6 et s’interroge sur le retard dans la mise en œuvre des travaux d’urgence annoncés après les mesures décidées en Conseil des ministres du 11 mars 2026. Là encore, l’enjeu dépasse le simple état de la chaussée. Il touche directement à la mobilité des populations, à la sécurité des usagers et à l’activité économique dans une zone où le transport des produits agricoles occupe une place importante.

La question du coton apparaît d’ailleurs en filigrane comme l’un des enjeux majeurs de cette situation. Dans son interpellation, Dr Bio Sarako Tamou demande quelles mesures immédiates le Gouvernement entend prendre pour maintenir la mobilité et assurer l’évacuation des produits agricoles, notamment du coton, en attendant l’achèvement des travaux définitifs.

À travers cette question écrite, le député ne se limite donc pas à demander des explications sur des chantiers en retard. Il met en avant les conséquences concrètes de l’état de ces deux axes sur les populations, les transporteurs, les producteurs et l’économie locale. Alors que des financements, des marchés et des décisions d’urgence sont évoqués, la principale interrogation devient celle du passage des engagements à leur matérialisation sur le terrain.

La balle est désormais dans le camp du Gouvernement, appelé à préciser les raisons de ces retards et surtout les mesures qu’il compte prendre pour sortir ces axes routiers de l’impasse. Pour les usagers et les acteurs économiques concernés, l’enjeu est moins de connaître une nouvelle fois les intentions des autorités que de voir les engins entrer effectivement en action.

Patrice BIAOU

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