Le Bénin instaure de nouvelles mesures dans le secteur funéraire. Désormais, un permis d’inhumer est obligatoire pour procéder à une inhumation. Cette mesure est portée par un décret en vigueur depuis le 19 juin, qui fixe également des conditions strictes pour l’entrée dans les cimetières.
Au Bénin, l’inhumation d’un défunt est désormais soumise à l’obtention préalable d’un permis d’inhumer, délivré par le secrétaire exécutif de la mairie du lieu de sépulture. C’est l’une des multiples mesures instaurées par le décret N°2024-991 du 19 juin 2024 portant réglementation du secteur funéraire en République du Bénin.
Pour obtenir ce permis, certaines pièces sont requises : une demande adressée au secrétaire exécutif de la mairie, une pièce d’identité du demandeur, le certificat ou l’acte de décès du défunt, la quittance d’achat de fosse dans un cimetière, et la copie du titre de propriété si l’inhumation est prévue à domicile ou dans un cimetière familial.
Les inhumations doivent se faire dans un délai de 30 jours après le décès, sauf prorogation accordée par le procureur de la République. Passé ce délai, une inhumation en fosse commune sera effectuée. Pour les inhumations à domicile ou dans un lieu privé, le respect des normes environnementales et sanitaires est obligatoire.
Les cimetières seront ouverts de 8 heures à 18 heures tous les jours, avec des aménagements possibles en cas de nécessité, précise l’article 45 dudit décret. Quant à l’article 46, il interdit l’accès aux cimetières aux enfants de moins de 12 ans non accompagnés, aux personnes en état d’ivresse, aux animaux (sauf chiens guides pour personnes handicapées), aux marchands ambulants et aux porteurs d’armes non habilités.
Ce décret signé par le président Patrice Talon et six de ses ministres marque une réforme significative du secteur funéraire au Bénin, visant à réguler et moderniser les pratiques en matière d’inhumation.
José Pascaël AGBO (Stg)
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