SRTB : Romulus Sedjame alerte sur 169 licenciements et lance un cri de détresse

La décision annoncée au sein de la Société de Radiodiffusion et Télévision du Bénin (SRTB) de procéder à 169 licenciements suscite une vive émotion et une forte inquiétude parmi les agents du service public de l’audiovisuel.

Romulus Sedjame, Secrétaire général du Syntrap-Bénin, est monté au créneau pour exprimer la détresse des travailleurs concernés. Dans une déclaration empreinte d’émotion, il dit parler « la gorge serrée » au nom des agents touchés par cette mesure qu’il qualifie de douloureuse pour le personnel.

« Nous l’avons appris avec douleur. S’il vous plaît, chers autorités, ne faites pas ça », a-t-il lancé, appelant à la retenue face à une décision qui concerne, selon lui, 169 familles directement impactées.

Tout en précisant que les agents ne s’opposent pas au principe de réforme, le responsable syndical insiste sur la nécessité de préserver l’humain dans le processus de transformation de l’institution. Il plaide pour une SRTB « forte, moderne et au service du Bénin », mais sans rupture brutale avec les agents.

Selon lui, une telle décision risque de fragiliser durablement le service public audiovisuel. « Balayer d’un trait des années d’engagement, c’est fragiliser pour longtemps la voix du service public », a-t-il averti.

Romulus Sedjame rappelle par ailleurs le parcours des agents des médias publics, évoquant des années de service à l’État, parfois dans des conditions difficiles, avec peu de moyens et un engagement constant.

« Hier à l’ORTB, aujourd’hui à la SRTB, nous avons servi tous les gouvernements sans parti pris », a-t-il souligné, appelant les autorités à prendre en compte les sacrifices accumulés au fil des années.

Dans un contexte de réforme des entreprises publiques, cette sortie remet au centre du débat la question de l’impact social des restructurations et de la protection des emplois dans le secteur audiovisuel.

« Au nom de nos enfants, au nom de ces sacrifices, ne faites pas ça », a-t-il conclu dans un appel solennel aux autorités.

Patrice BIAOU

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