Le gouvernement du président Patrice Talon a transmis, ce mercredi 18 septembre 2024, au Parlement le projet de loi de finances pour l’année 2025. Estimé à plus de 3 000 milliards, ce budget met l’accent sur la transformation économique, le développement durable, et la justice sociale, tout en se préparant pour les échéances électorales de 2026.
Avec une enveloppe totale de 3 551 milliards de F CFA, en hausse de 11 % par rapport à l’exercice précédent, le gouvernement béninois entend renforcer la résilience économique et promouvoir une croissance inclusive. Cet ambitieux projet de loi de finances témoigne de la volonté des autorités de soutenir les secteurs sociaux tout en consolidant les leviers de transformation structurelle du pays.
En effet, les dépenses à « sensibilité sociale » occupent une part conséquente, soit 41,5 % du budget global. Selon les autorités, « aucun nouvel impôt n’a été créé », et les fonds prévus visent notamment à « réduire les inégalités liées au genre, à promouvoir l’emploi et à décentraliser davantage ». À travers ces mesures, le gouvernement souhaite redistribuer les fruits de la croissance économique de manière équitable.
Le projet de budget 2025 est également axé sur des secteurs porteurs tels que l’agriculture, l’industrie et le tourisme, avec un taux de croissance visé de 6,8 %. Ces performances attendues s’inscrivent dans un contexte mondial marqué par des incertitudes économiques et des défis climatiques, mais le gouvernement reste optimiste quant à l’expansion du tissu industriel et portuaire du pays.
En plus de ces priorités, l’exécutif se prépare activement aux élections générales de 2026 et à la mise en service d’infrastructures clé, notamment la cité ministérielle et des structures sanitaires de référence. Le développement de services essentiels comme l’accès à l’eau potable et l’électricité est également au cœur des préoccupations pour 2025.
Avec ce budget, le Bénin se dote des moyens nécessaires pour faire face aux défis de demain, tout en assurant une meilleure répartition des ressources au profit des populations.
José Pascaël AGBO
