ATELIER DE VALIDATION DU DIAGNOSTIC INSTITUTIONNEL ET ORGANISATIONNEL : I-Soja pose les bases de son plan stratégique à l’horizon 2033

L’Interprofession Soja du Bénin (I-Soja) poursuit le chantier de modernisation de la filière. Réunis le jeudi 15 octobre 2026 à Parakou, les acteurs ont validé le diagnostic institutionnel et organisationnel de leur interprofession, une étape importante dans la préparation du plan stratégique quinquennal à l’horizon 2033. À travers cette démarche, l’organisation entend mieux structurer son fonctionnement et se doter d’une feuille de route adaptée à ses ambitions de développement.

L’atelier a rassemblé les membres du conseil d’administration ainsi que des représentants des ministères chargés du Commerce intérieur et de l’Agriculture. À cette occasion, l’expert commis pour conduire l’étude a présenté les résultats de ses travaux, mettant en évidence les forces et les faiblesses de l’interprofession, ainsi que des pistes d’amélioration. Ce diagnostic doit permettre aux responsables de disposer d’une meilleure visibilité sur les défis à relever et les actions à prioriser pour améliorer les performances de la filière.

Pour le président d’I-Soja, Djibril Afatiti, cette étape est indispensable à la réalisation des objectifs fixés par l’organisation. « Dans toute organisation, il faut une boussole afin de savoir là où on va. Au niveau de l’Interprofession Soja du Bénin, nous avons des objectifs clairs. Mais pour les atteindre, nous devons avoir une feuille de route claire et précise. Cet atelier nous permettra donc de savoir comment faire pour y arriver », a-t-il déclaré.

La validation du diagnostic ouvre ainsi la voie à l’élaboration du plan stratégique quinquennal, appelé à orienter les interventions de l’interprofession dans la perspective de 2033. Les priorités évoquées concernent notamment l’amélioration de l’organisation du secteur, l’accroissement de la production et la lutte contre la commercialisation frauduleuse du soja. Autant de défis qui nécessitent une meilleure coordination entre les différents maillons de la chaîne de valeur.

Le secrétaire permanent d’I-Soja, Hassane Ibrahim N’Guatado, a également souligné l’importance de l’implication de l’ensemble des acteurs dans cette dynamique. Pour lui, la modernisation de la filière ne saurait reposer uniquement sur les responsables de l’interprofession. Elle exige une mobilisation collective des producteurs, des commerçants et des transformateurs afin de donner corps aux orientations qui seront retenues dans le plan stratégique.

Cette démarche s’inscrit dans la continuité des actions engagées par I-Soja pour améliorer les conditions de fonctionnement de la filière. La récente remise de bascules électroniques aux coopératives de producteurs participe de cette volonté de renforcer la fiabilité des pesées et de limiter les différends lors des transactions commerciales. L’objectif est de consolider la confiance entre les acteurs et de favoriser des échanges plus transparents.

À quelques semaines du lancement annoncé de la campagne de commercialisation du soja au titre de 2026, attendu dans la seconde quinzaine de novembre, la validation du diagnostic intervient à un moment important pour la filière. Le prochain défi sera de traduire les recommandations de l’étude en actions concrètes et mesurables. La mise en œuvre du plan stratégique devra permettre à I-Soja de renforcer sa gouvernance, d’améliorer l’organisation de la commercialisation et de contribuer durablement au développement de la production nationale.

Patrice BIAOU

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