ÉGLISE DU CHRISTIANISME CÉLESTE : À Paris, Patrice Talon et Emmanuel Oshoffa relancent la marche vers l’unité

Le processus d’unification de l’Église du Christianisme Céleste (ECC) connaît un nouveau rebondissement. Le jeudi 15 octobre 2026, à Paris, l’ancien président béninois Patrice Talon et le chef spirituel et administratif mondial de l’Église, le Révérend Pasteur Emmanuel Mobiyina Friday Oshoffa, ont convenu de relancer les pourparlers et les actions nécessaires au retour à l’unité. Une avancée annoncée dans un communiqué conjoint daté du 17 octobre, qui remet au premier plan les attentes de millions de fidèles attachés à la réunification de leur communauté.

La rencontre s’est tenue dans la salle Olympus du Novotel de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, en France. Patrice Talon, facilitateur du processus d’unification, était accompagné notamment du coordonnateur général du Conseil supérieur de mise en œuvre (CSMO), le Vénérable Suprême Évangéliste Bertin Bada, ainsi que de Léonard Assogba et Deo Gracias Zohoungbogbo. Emmanuel Oshoffa était, pour sa part, assisté de représentants de l’Église en Europe, dont le Vénérable Assistant Most Supérieur Évangéliste Depri Wapo, vice-président de la Coordination des diocèses francophones.

Au terme des échanges, les deux parties ont convenu de relancer effectivement les discussions et les initiatives destinées à parvenir à une unité durable au sein de l’ECC. Selon le communiqué, les travaux se sont déroulés dans une atmosphère de dialogue, d’écoute mutuelle et de fraternité. La rencontre s’est achevée par un moment de prière, suivi d’une déclaration solennelle d’Emmanuel Oshoffa annonçant la reprise des travaux en faveur de l’unité.

Cette nouvelle initiative intervient dans un contexte où la réunification de l’Église demeure un chantier complexe, marqué par des divergences sur la gouvernance et les modalités de retour à une direction commune. Si différentes démarches ont déjà été engagées, les désaccords exprimés par certaines composantes de l’institution rappellent que la recherche d’un consensus reste un défi majeur.

La portée de la rencontre parisienne se mesurera donc à la capacité des acteurs à transformer cet engagement en décisions concrètes, acceptées par les différentes sensibilités de l’Église. Au-delà des déclarations de principe, les fidèles attendent des avancées tangibles susceptibles de restaurer la confiance, de préserver la paix et de rapprocher durablement les différentes composantes de l’ECC.

À l’occasion de cette rencontre, Emmanuel Oshoffa a également formulé des prières en faveur de Patrice Talon, sollicitant la bénédiction divine, la sagesse et la protection nécessaires à la poursuite de son engagement en faveur de la paix et de l’unité. Pour l’heure, la relance des pourparlers constitue un signal encourageant, mais le chemin vers une réunification effective reste à consolider.

Patrice BIAOU

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