ENTRETIEN EXCLUSIF DE LA VICE-PRÉSIDENTE DU PARTI LE LIBÉRAL: « Nous ne sommes pas opposants, nous sommes utiles » : le cri de vérité de Marlise Todédjrapou

Dans un climat politique en recomposition, Marlise Todédjrapou, vice-présidente du parti Le Libéral, lève le voile sur l’orientation réelle de sa formation. Dans une interview exclusive, elle revient sur la tempête médiatique autour de leur président Richard Boni Ouorou, clarifie leur positionnement vis-à-vis du régime Talon et insiste : leur parti n’est pas dans l’opposition, mais dans une dynamique d’utilité politique et sociale. Morceaux choisis d’un entretien sans détours.

Revenant sur les secousses médiatiques provoquées par l’arrestation de Richard Boni Ouorou, Marlise Todédjrapou reste stoïque : « La vie d’un parti est faite de hauts et de bas. Mais cette tempête ne nous détourne pas de notre engagement : œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des Béninois. » Elle affirme que cette épreuve, loin d’ébranler le parti, l’a plutôt renforcé dans ses convictions.

« En réalité, nous n’avons pas la prétention de libérer le Bénin. Cette vision est dépassée », affirme-t-elle. Pour la vice-présidente, le parti Le Libéral ne se construit pas sur une opposition de posture, mais sur une logique de contribution et de partenariat avec les réformes en cours. D’ailleurs, elle n’hésite pas à qualifier le président Talon de « modèle », saluant ses efforts dans la transformation économique du pays.

Elle tranche : « Nous ne sommes pas opposants, nous sommes utiles. » Un positionnement qui s’écarte nettement de la ligne des Démocrates, à laquelle elle refuse toute affiliation idéologique ou stratégique.

À ceux qui accusent Richard Boni Ouorou de maintenir une ligne politique floue, Marlise Todédjrapou répond sans ambages : « Notre président a toujours critiqué de manière constructive, jamais gratuitement. » Elle insiste : il n’a jamais été question d’attaques personnelles ou d’animosité envers le chef de l’État.

Pour elle, la modération politique n’est pas une faiblesse, mais une « hauteur d’esprit ». Une lecture stratégique des réalités nationales que le parti revendique pleinement.

Sur la détention provisoire de leur président, la vice-présidente reste sobre : « Nous ne pouvons pas commenter une affaire pendante devant la justice, mais nous lui apportons tout notre soutien. » Elle appelle à sa libération rapide et à une lecture humaine de la situation, rappelant les milliers de militants « orphelins » de leur leader.

Interrogée sur la place de la femme dans son parti, Marlise Todédjrapou cite son propre parcours comme preuve. « Je suis une femme, jeune, et vice-présidente d’un grand parti. » Elle salue également la réforme sur le genre initiée par le président Talon et l’institut de la femme, qu’elle considère comme un levier important dans la lutte contre les violences faites aux femmes.

La vice-présidente conclut par un message d’engagement. Le parti Le Libéral ne déviera pas de sa ligne : « Notre objectif est de contribuer au bien-être collectif. » En interne, les discussions avancent sur leur position stratégique pour les élections générales de 2026, avec une ligne claire qui, selon elle, se dessine déjà.

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