JOURNÉE MONDIALE DE LA CONTRACEPTION: Spécialiste et Sage-femme invitent les jeunes à faire le bon choix

Instaurée depuis 2007, la communauté internationale va célébrer le 26 septembre 2024, la Journée mondiale de la contraception. Soutenue par de nombreuses organisations non-gouvernementales dans différents pays, elle consiste principalement à diffuser les bonnes informations autour des méthodes de contraception et à sensibiliser sur l’importance de la contraception dans le processus d’un développement durable et aux rapports sexuels sécurisés afin de réduire le nombre de grossesses non désirées dans le monde.

Placée sous le thème « Un choix pour tout le monde. La liberté de planifier, le pouvoir de choisir », cette journée sera l’occasion de mettre en lumière, le rôle essentiel des choix contraceptifs de chaque individu dans la prise en charge de sa santé reproductive. Cela permettra à chaque individu, à chaque couple, d’avoir des informations nécessaires afin que chaque grossesse dans le monde soit planifiée.

Cependant, dans certaines régions et contrés de nos pays, certains jeunes n’ont pas encore réellement connaissance de ce que c’est que la conception, ni même son efficacité. Afin de mettre en lumière ces méthodes, nous avons interrogé Abdias Orou Ina, Assistant Suivi Évaluation à l’Association Béninoise pour la Promotion de la Famille de Parakou.

Pour ce dernier, la contraception est l’ensemble des moyens utilisés pour la survenue d’une grossesse et son efficacité et sa fiabilité dépend de la méthode utilisée. En effet, selon Abdias Orou Ina, les méthodes de contraception sont de deux sortes : les méthodes naturelles et les méthodes modernes. Les méthodes naturelles sont entre autres : coït interrompu, le collier du cycle et les méthodes modernes que sont les préservatifs masculins et féminins ; les pilules ; et d’autres méthodes dites chimiques comme les injectables ; les implants ; le dispositif intra-utérin…

Parlant des méthodes naturelles, il a expliqué que ces derniers ne sont pas vraiment fiables en se basant sur le collier du cycle qui a normalement pour but de suivre l’évolution du cycle menstruel afin de planifier ces jours de rapports sexuels. Cependant, ce n’est vraiment pas fiable surtout pour les femmes qui ont un cycle irrégulier. Contrairement aux méthodes modernes qui sont plus fiables que les méthodes naturelles.

Eu égard toutes ses explications, on pourrait donc comprendre que plusieurs possibilités s’offrent donc aux jeunes en matière de choix contraceptifs. Il est donc nécessaire de faire recours aux agents de santé qualifiés pour l’adoption de la méthode compatible à chaque organisme afin de réduire considérablement le risque d’effets secondaires. Car, oui, quand le choix est mal fait, il y a des effets secondaires qui en découlent et c’est justement ce dont nous parle Madame Agossa Fany, sage femme en service à la clinique Al -Houda. Pour elle, quand on utilise les méthodes chimiques (injectables ; les implants ; stérilet…), celà ne protège pas contre les Infections sexuellement transmissibles bien qu’elles permettent d’espacer les naissances.
Comment faire donc le choix adapté à son organisme ?

Pour dame Agossa Fany et sieur Abdias Orou Ina, la tâche revient au prestataire vers qui la cliente vient demander conseils. Il faille que la cliente soit d’abord consultée afin de savoir quelle méthode est compatible à son organisme, et au prestataire maintenant de lui lister toutes méthodes de contraception disponibles en lui parlant des avantages et des inconvénients afin de lui permettre de faire le bon choix.

Même si pour dame Agossa Fany, il n’en demeure pas moins que la meilleure contraception pour une femme et celle qui lui est compatible, mais également qui l’a protège des Infections sexuellement transmissibles.

À l’occasion donc de cette Journée Mondiale de la Contraception 2024, chaque jeune est appelé à penser à sa santé sexuelle et reproductive en se rapprochant des personnes qualifiées pour avoir accès à des informations fiables en ce qui concerne le choix des méthodes contraceptives, car le choix de la contraception ne devrait jamais être un hasard. Nous pourrions donc réduire le taux de grossesse non désirée dans le monde.

Kadidjath MOROU

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