LIONEL ZINSOU : Entre reconnaissance de la gouvernance Talon et plaidoyer pour la paix électorale

À l’occasion de la célébration de la Journée de l’Europe, organisée ce vendredi 9 mai 2025 à la résidence de l’ambassadeur de l’Union européenne au Bénin, l’ancien Premier ministre béninois Lionel Zinsou a livré une série d’analyses sur des sujets clés de l’actualité nationale, allant de la gouvernance à la sécurité, en passant par les enjeux des élections générales à venir.

Une gouvernance saluée

Lionel Zinsou, qui fut le candidat de la mouvance présidentielle en 2016, n’a pas tari d’éloges à l’endroit du président Patrice Talon. « Le Bénin a toujours progressé tous les dix ans. Mais il faut reconnaître que ces dix dernières années, il a vraiment très bien travaillé », a déclaré l’ancien chef du gouvernement, saluant la dynamique enclenchée sous le régime en place.

Ce n’est pas une première. Déjà en février 2025, au Choiseul Africa Summit, il avait noté que le gouvernement Talon mobilise désormais plusieurs leviers longtemps ignorés du développement. « Ce qui est étonnant dans ce qui se passe au Bénin, c’est que la gouvernance est rapide et efficace. C’est un peu nouveau et assez exceptionnel en Afrique », avait-il affirmé.

Le terrorisme, une menace partagée

Le climat sécuritaire préoccupant dans le nord du Bénin n’a pas échappé à l’analyse de l’ancien Premier ministre. Depuis 2021, le pays fait face à des attaques terroristes, notamment dans les zones frontalières. Pour Lionel Zinsou, il s’agit d’un défi sous-régional qui dépasse les frontières béninoises.

« Le problème de sécurité, ce n’est pas toujours les gens qui travaillent pour le djihad. C’est le crime organisé. Les criminels sont les ennemis de tous, quelles que soient les religions », a-t-il déclaré. Il appelle donc à une approche globale qui dépasse la seule lecture religieuse du phénomène.

Élections 2026 : préserver la paix, un impératif

À l’approche des premières élections générales de l’histoire du Bénin prévues en 2026, Lionel Zinsou insiste sur l’importance de préserver l’héritage de paix du pays. Pour mémoire, les élections communales et législatives sont fixées au 11 janvier 2026, tandis que la présidentielle aura lieu le 12 avril, avec un second tour éventuel le 10 mai.

Revenant sur sa propre expérience de candidat à la présidentielle en 2016, il confie que ce qui l’a le plus marqué, c’est l’unité religieuse qui régnait pendant la campagne. « Mon meilleur souvenir, c’était à chaque meeting, le message de l’imam, du curé, du pasteur, du vodunnon. Il faut garder cet héritage très précieux », a-t-il confié.

Et d’ajouter : « Je crois que les élections, dans notre tradition depuis le renouveau démocratique, se passent dans la paix. C’est ça qui est essentiel. »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You cannot copy content of this page