VAGUE DE DÉMISSIONS DU PARTI UPR : Djogbénou toujours maître du jeu ?

Le parti Union progressiste le renouveau (Upr) ne cesse d’enregistrer depuis un certain temps des démissions. Dans les propos des démissionnaires la déception et l’envie d’explorer d’autres horizons politiques. Du coup, on pourrait se demander si le Président du parti a toujours la confiance de ses militants.

Porto-Novo, Dan,…les vagues de démission se multiplient au sein du parti présidé par Joseph Djogbénou. Tous déçus et désabusés, selon leurs dires, les militants démissionnaires estiment que leurs attentes n’ont pas été comblées par le parti. C’est donc en raison de ce sentiment de trahison qu’ils décident de quitter le parti pour en rejoindre d’autres où leurs aspirations pourraient être prises en compte.

À environ deux ans de la fin du régime de la rupture, ces désertions du parti majoritaire à l’assemblée nationale ont un air de déjà vu. Il est connu dans notre pays qu’à l’approche de la fin des régimes, les militants de la mouvance présidentielle s’illustrent dans un jeu de démission et de repositionnement en vue des prochaines élections présidentielles. Ces démissions au sein du parti de Djogbénou en ont tout l’air et semblent être les signes avant coureur de plus grandes vagues de démission des partis au pouvoir.

Dans le même temps, la multiplication des démissions au sein de ce seul parti de la mouvance sonne comme un désaveu de celui qui a pris la tête du parti en remplacement de Bruno Amoussou. Faut-il le rappeler, avant même que ces départs de militants ne se multiplient, un élu parlementaire du parti avait déjà lors d’une sortie médiatique fait de fracassantes révélations sur les incohérences et dissensions au sein du parti. Cette succession d’événements montrent à suffisance que le parti tangue depuis un certain temps du fait des mécontentements et déceptions des militants mais aussi des cadres du parti visiblement bien critiques vis-à-vis du premier responsable du parti.

Parviendra-t-il alors à recoller les morceaux avant les grandes tractations d’avant élections générales de 2026? Cela est à espérer si tel est que la mouvance compte garder le pouvoir après le départ de Patrice Talon. Si ce n’est le cas, ces militants démissionnaires qui vont déjà gonfler les rangs des partis de l’opposition pourraient faire basculer le pouvoir au profit d’une opposition qui ne montre pas encore une certaine cohérence dans l’action politique en vue des élections générales de 2026.

Raoul HOUNTONDJI

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